Une décision mûrement réfléchie

Qu’il soit dû à des revenus insuffisants, des changements personnels, un licenciement ou le désir de changer de vie comme l’explique Mo, ou bien à une mauvaise ambiance au travail, un «ras-le-bol» ou un rêve d’adolescence selon Claire L., bien des raisons peuvent amener à un changement de métier, mais il ne faut pas négliger l’importance d’y réfléchir assidûment ! Il faut avant tout bien identifier son envie, comme l’explique Fadhila Brahimi reprise sur le blog de Françoise, en d’autres termes, déterminer s’il s’agit d’une simple envie de changer de poste, d’entreprise ou plus radicalement « d’un virage à 180 degrés».

La reconversion : facile à dire, moins facile à faire rappelle Sylvain, d’où l’importance de s’adresser aux bons organismes selon si l’on est salarié, demandeur d’emploi, ou même militaire, pour lesquels la situation est encore particulière comme en témoigne Patricia. Quoi qu’il en soit, le mieux est de procéder par étapes afin de clarifier son projet. Alors que faut-il savoir avant de se lancer dans la grande aventure ? Claire S. a récapitulé les dix points à connaître avant de démarrer. Reste également la question de la motivation, un autre aspect primordial.

La reconversion pas à pas

questionIl existe deux principales façons de se reconvertir selon Julien, soit en autodidacte ou via une formation. Si vous êtes perdu au démarrage, documentez-vous dans un premier temps, via des guides pratiques, ils vous donneront un aperçu de ce qui vous attend ! Une chose est sûre, aujourd’hui la reconversion fait partie de la vie professionnelle et même de notre éducation selon Pascale. Alors concrètement, quelles sont les étapes d’une reconversion réussie, une fois la grande décision prise ? Eh bien tout dépend évidemment, que vous soyez demandeur d’emploi ou salarié, ou même homme ou femme (ils existent certaines aides spécifiques pour celles-ci), car tous n’ont pas accès aux mêmes dispositifs, c’est pourquoi nous resterons quelque peu généralistes :

1. Établir un projet professionnel et le valider : faire un bilan de compétences, que Carole conseille à chacun, cibler un métier, également définir son plan d’action comme le rappelle Claire L., évaluer quel est le besoin de formation, faire le point sur les ressources dont l’on dispose…
2. Faire une étude de marché s’avère utile selon Mo, en d’autres termes, renseignez-vous sur le secteur qui vous intéresse, et identifier les obstacles que vous pourriez rencontrer.
3. Trouver le dispositif de formation adapté à sa propre situation. Comme résumés sur Mode(s) d’emploi, ils sont nombreux : le DIF, le CTP, le PARE ou la VAE vécue également par France
4. Trouver un financement : cette étape ne doit pas être négligée car elle va conditionner en grande partie votre possible reconversion. CIF, chèque-formation, autofinancement, aide de l’Assedic… Plusieurs solutions existent, à lire sur le Journal d’une reconversion.
5. Restez motivé ! C’est la clef selon Julien pour démarrer et à entretenir tout au long du processus. Et n’hésitez pas à faire fonctionner votre réseau comme rappelé sur Télé d’Antan et Outils d’aujourd’hui, ou à défaut, à vous en constituer un.

Faire reconnaître ses nouvelles compétences

En bref, la reconversion, c’est possible, et c’est ce que nous montrent, Sylvain, Véronique, ou Céline (passée de secrétaire militaire à secrétaire comptable), à travers leurs expériences personnelles. Parfois même, elle est vécue sans s’en rendre compte et se fait naturellement, comme pour Greg ou Djenaï. Le plus difficile en matière de reconversion est finalement de se faire reconnaître, et « faire comprendre que les compétences acquises dans un milieu sont exportables dans un autre » comme l’explique Véronique, une opinion partagée par beaucoup sur la plateforme. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, les diplômes ne constituent pas obligatoirement un avantage pour qui souhaitent changer de secteur selon Evelyne.

La reconversion comporte tout de même l’avantage d’apporter des techniques et des regards nouveaux comme le rappelle André, deux choses que vous pouvez mettre en avant pour valoriser votre changement de cap auprès des recruteurs. Et quoique qu’on en dise, elle fait rêver : faire le métier que l’on souhaite, être son propre patron…. Des perspectives alléchantes ! Le tout est de savoir « tirer le meilleur parti de toutes ses compétences afin de se créer un profil atypique » comme le rappelle Djenaï.

Crédit images : Phénomène Graphique